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Glossaire

Le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH)

 
Le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH)

Les symptômes

Pour souffrir du trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité, votre enfant doit présenter au moins 6 des symptômes d’inattention, d’hyperactivité ou d’impulsivité suivants :

Inattention

  • Il éprouve de la difficulté à être continuellement attentif lorsqu’il accomplit une tâche ou une activité particulière. Il est facilement distrait. Cependant, s’il porte un grand intérêt à une activité, son attention est plus soutenue.
  • Il commet des erreurs de distraction lorsqu’il fait ses devoirs scolaires, ses travaux ou d’autres activités.
  • Il a du mal à commencer et à terminer ses devoirs ou ses autres tâches.
  • Il tend à éviter les activités qui nécessitent un effort mental soutenu.
  • Il ne vous écoute pas lorsque vous vous adressez à lui.
  • Il retient difficilement les consignes, même s’il les a comprises.
  • Il a du mal à s’organiser.
  • Il perd souvent ses effets personnels (jouets, crayons, livres, etc.).

Hyperactivité ou impulsivité

  • Il remue souvent les mains ou les pieds, il se tortille sur sa chaise.
  • Il éprouve de la difficulté à rester assis en classe ou ailleurs.
  • Il tend à courir et à grimper partout.
  • Il parle beaucoup.
  • Il interrompt souvent les autres ou répond à des questions qui ne sont pas encore terminées.
  • Il impose sa présence, se mêle aux conversations ou aux jeux, trouve difficile d’attendre son tour.
  • Il est de caractère imprévisible et changeant.
  • Il a des sautes d’humeur fréquentes.

 

Quand consulter ?

Il est nécessaire de consulter quand l’agitation de l’enfant est omniprésente, perturbe ses échanges et ses acquisitions, et rend impossible la vie familiale. Voici quelques indices pour mieux évaluer la situation:

  • La durée du comportement : plus de trois à six mois.
  • Sa fréquence : plusieurs fois par jour ou plusieurs crises par semaine.
  • Sa constance : cela lui arrive à plusieurs endroits, avec plusieurs intervenants.
  • Son intensité : cela a des conséquences pour l’enfant et son environnement.
  • L’impact sur sa vie : cela affecte son estime de soi, ses résultats scolaires.

Source : Geneviève Pelletier, psychoéducatrice auprès de la commission scolaire de Montréal.


Certains facteurs peuvent occasionner des
symptômes semblables à ceux du TDAH. C’est le cas, par exemple, d’une situation familiale conflictuelle, d’une séparation, d’une incompatibilité de caractères entre votre enfant et son enseignant ou de conflits avec des amis. Parfois, un problème de surdité explique l’inattention. Enfin, d’autres problèmes de santé peuvent provoquer ce type de symptômes ou les amplifier. Parlez-en avec votre médecin.

Qu’est-ce que le TDAH?

Le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est un syndrome neurocomportemental qui a deux caractéristiques principales : l’inattention, d’une part, et l’hyperactivité ou impulsivité, d’autre part. Bien que ces types de comportements se retrouvent chez tous les enfants, ils sont chroniques et particulièrement prononcés dans le cas de ceux qui sont atteints du TDAH. Et ils se manifestent dans toutes les circonstances de leur vie (pas uniquement à l’école ou à la maison, par exemple).

L’enfant atteint du TDAH peut souffrir de troubles de l’apprentissage ou du comportement. Cela entraîne souvent des difficultés de socialisation et une mauvaise estime de soi.

On estime que de 5 % à 10 % des enfants sont atteints du TDAH. On a longtemps cru que les garçons étaient plus touchés que les filles, mais les études les plus récentes ne relèvent pas de distinction entre les sexes.

Il semble que ce trouble soit d’origine neurologique : il ne serait pas causé par des besoins affectifs non comblés ni par des problèmes psychosociaux.

Âge : le syndrome est généralement diagnostiqué entre 4 ans et 6 ans, mais les premiers symptômes peuvent se manifester dès l’âge de 2 ans.
Durée de la maladie : le TDAH persiste à l’âge adulte chez la majorité des enfants qui en sont atteints, mais il arrive que les symptômes s’atténuent à l’adolescence.

Comment traiter?

La prescription du médecin

Il n’existe pas de traitement qui guérisse le TDAH. L’objectif de l’intervention est d’atténuer les effets du syndrome sur l’enfant, c’est-à-dire les difficultés scolaires du petit, les souffrances liées au rejet qu’il subit souvent, sa faible estime de soi, etc.

Y a-t-il plus d’enfants atteints de TDAH qu’avant?
« Nous n’avons pas d’études en ce sens. Je crois tout simplement que la maladie est mieux cernée qu’avant. Cela dit, le style de vie actuel peut faire en sorte que ce trouble dérange plus qu’il ne le faisait avant. Les familles étant plus petites, la pression de la réussite subie par chaque enfant augmente. En outre, la société demande d’être plus productif. Les familles se sentent plus forcées de traiter ces enfants. »
Dre Ann Graillon, pédiatre

Le meilleur moyen d’y arriver consiste en une approche globale, qui comprend souvent des médicaments et des consultations avec un psychoéducateur, un orthopédagogue, un psychologue, etc. On obtient les meilleurs résultats quand les parents, les enseignants, les médecins et les psychothérapeutes travaillent de concert. Vous serez peut-être appelé à participer à une thérapie familiale, à prendre part à un groupe de soutien et à suivre des activités de formation visant à vous aider à vous occuper de votre enfant atteint de TDAH.

Le méthylphénidate (Concerta®, Ritalin®, etc.) est le médicament de loin le plus employé en cas de TDAH. Il ne traite pas le trouble et ne l’empêche pas de persister à l’âge adulte, mais il réduit ses symptômes tant qu’il est pris.

Paradoxalement, ce stimulant léger du système nerveux central apaise l’enfant, améliore sa concentration mentale et lui permet de vivre plus d’expériences favorables. On observe souvent une amélioration de ses résultats scolaires. Ses relations avec ses parents et ses amis deviennent aussi plus harmonieuses. Chez certains enfants, ces effets sont spectaculaires.

La dose varie d’un jeune à l’autre. Le médecin l’ajuste en fonction des améliorations observées et des effets indésirables (troubles du sommeil, perte de l’appétit, maux de ventre ou de tête, tics, etc.). L’enfant doit être revu de 2 à 4 semaines après le début du traitement, puis à des intervalles réguliers de quelques mois.

Le méthylphénidate modifie souvent les habitudes alimentaires de l’enfant. En général, celui-ci a moins d’appétit au repas du midi, mais il a plus faim au repas du soir. S’il prend un médicament dont la durée d’action est longue (une dose unique le matin), il se peut qu’il n’ait faim qu’en soirée. Si c’est le cas, donnez-lui son repas principal lorsqu’il a de l’appétit. Pour le lunch du midi, privilégiez de petites portions d’aliments variés. Au besoin, proposez-lui des collations nutritives au cours de la journée.

L’enfant a besoin de stratégies qui l’aideront à s’organiser, se concentrer, diminuer les excitants présents dans son environnement, etc. Le médicament viendra éventuellement en appui à cette approche. Il est essentiel de travailler sur son comportement et pas seulement sur son environnement. Face à un enfant hyperactif, on peut être tenté de multiplier les aménagements familiaux. Cela risque d’exagérer son sentiment de toute puissance et d’accentuer son sentiment d’isolement.

Soins et conseils pratiques

  • Ne confiez à votre enfant qu’une seule tâche à la fois, et assurez-vous qu’il l’a remplie adéquatement avant de lui en donner une autre. Au besoin, décomposez les consignes en étapes faciles à comprendre et à réaliser.
  • Évitez autant que possible de le laisser dans un groupe turbulent, ou de le mettre en présence d’une personne agitée ou impatiente.
  • Trouvez-lui un endroit calme où il pourra faire ses devoirs et accomplir d’autres tâches qui requièrent de l’attention.
  • Pour l’aider à sa concentration, réduisez les sources de stimulation et de distraction dans son environnement comme la télévision, l’ordinateur, etc. Favoriser les activités calmes.
  • S’il a des troubles du sommeil, incitez-le à se dépenser physiquement durant la journée et à s’adonner à des activités calmes avant d’aller au lit. Créez une ambiance de détente avant l’heure du coucher (tamisez la lumière, mettez une musique douce, utilisez des huiles essentielles aux propriétés apaisantes, etc.).
  • Gardez toujours un oeil sur lui : un enfant hyperactif risque plus que les autres enfants de se blesser en jouant.
  • La force, les cris et les châtiments corporels ne sont généralement d’aucune utilité. Lorsque l’enfant hyperactif « dépasse la mesure », mieux vaut lui demander de se retirer dans sa chambre pendant quelques minutes. Cette solution permet à chacun de retrouver son calme.
  • Évitez de tomber dans le cercle « agitation – punition – surveillance ». On en vient souvent alors à contrôler davantage un enfant qui a besoin de bouger plus que les autres enfants. Il est préférable d’avoir recours à une discipline plutôt explicative que punitive.
  • Évitez de souligner ses erreurs : la motivation et les encouragements donnent de meilleurs résultats. Cultivez son estime de soi en le félicitant et en le remerciant lorsqu’il se conduit bien.
  • Reconnaissez vos limites avant de perdre patience et demandez de l’aide, au besoin.

Comment prévenir?

On ne peut prévenir l’apparition du TDAH.

 

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

Ressources

  • Association québécoise des troubles d’apprentissage. www.aqeta.qc.ca
  • Regroupement des associations de parents PANDA du Québec (organisme d’entraide pour les parents d’enfants ayant des troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité, qui dispose de plusieurs bureaux en région). www.associationpanda.qc.ca

Bibliographie

  • Association québécoise des troubles d’apprentissage. Informations générales sur les troubles d’apprentissage – Trouble déficitaire de l’attention / hyperactivité –Informations générales. www.aqeta.qc.ca
  • Collège des médecins de famille du Québec et Ordre des psychologues du Québec. Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité : traitements pharmacologiques (mise à jour), juin 2006. www.cmq.org
  • Passeport Santé. Hyperactivité : TDAH. www.passeportsante.net
  • Société Canadienne de pédiatrie. Soins de nos enfants – La médecine parallèle pour les troubles de déficit de l’attention avec hyperactivité.www.soinsdenosenfants.cps.ca
 
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