7 mai 2009 – Les publicités télé portant sur des aliments inciteraient davantage les garçons que les filles à consommer des collations sucrées.
C’est ce qu’indique une étude néerlandaise1 menée auprès de 120 enfants de 8 ans à 11 ans répartis dans trois écoles des Pays-Bas. Un petit salon avait été aménagé pour regarder un film durant 20 minutes, entrecoupé de 2 pauses publicitaires. Au cours de chaque séance individuelle, l’enfant pouvait se servir à sa guise dans un bol contenant des arachides enrobées de chocolat (M&M).
Les garçons qui visionnaient des publicités concernant des aliments consommaient davantage d’arachides chocolatées que ceux exposés aux publicités neutres. Au contraire, les filles soumises aux publicités sur des aliments consommaient moins d’arachides que celles ayant vu les publicités neutres.
Ces résultats pourraient aussi s’appliquer aux enfants en plus bas âge. « Les plus jeunes enfants n’ont peut-être pas la même réceptivité aux publicités télévisuelles, affirme l’auteure de l’étude, Doeschka Anschutz. « Mais comme ils passent eux aussi beaucoup de temps devant le petit écran, ils sont inévitablement influencés par les messages publicitaires concernant les aliments. »
Selon elle, les garçons auraient moins de contrôle que les filles devant un stimulus alimentaire. Exposés à des images suggérant de la nourriture, les garçons auraient tendance à manger, tandis que les filles seraient plus raisonnables, même à un très jeune âge.
Les compagnies de publicité connaissent bien cette stratégie de marketing. D’ailleurs, la majorité des publicités télé sur des aliments visant les enfants s’adressent davantage aux garçons et mettent en scène des voix et des personnages masculins.
Emmanuelle Bergeron – Naître et grandir.net
1. Anschutz DJ, Engels RC, et al, Side effects of television food commercials on concurrent nonadvertised sweet snack food intakes in young children, American Journal of Clinical Nutrition, mai 2009, vol. 89, no 5, 1328-33.